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Escapade à Gérardmer : les secrets de fabrication du Jacquard Français

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J’étais attendue cette semaine chez le Jacquard Français pour une visite privée : à la découverte des secrets de fabrication du linge de table, de cuisine et de bain, tissé ici depuis 1888.

Arrêt TGV : Nancy. Pas le temps de lézarder, car 100 kms me séparaient de Gérardmer. Les routes serpentaient au milieu des sapins, puis au détour d’un virage, enfin le lac et un peu plus loin : la Manufacture du Jacquard Français.

Dès mon arrivée, j’ai fait la connaissance du département création : c’est ici qu’arrivent les maquettes des stylistes de l’agence Apointun, basée à Paris. Leurs dessins sont interprétés puis traduits en « jacquard ». 3 semaines de travail sur ordinateur et palette graphique sont nécessaires pour achever le dessin d’une serviette de table.

Parallèlement, un ingénieur textile se charge de la sélection des fils et de la mise au point des coloris voulus par les stylistes. Il faut 2 à 3 mois pour développer les couleurs d’une collection. Et selon l’armure choisie (en clair, selon la façon dont les fils sont entrecroisés sur le métier), il y a chez Le Jacquard Français, une palette de 3 600 combinaisons de couleurs possibles par collection et 200 nuances de fils. Un pari incroyable!

Une fois blanchis, les fils sont teints en coloris de cuve, couteux mais de meilleure qualité. Ils sont aussi soumis à toutes sortes de mauvais traitements afin d’éprouver leur solidité et leur résistance : aux UV, aux lavages, aux dégorgements, aux frottements secs ou humides…

FabLJF

Ma visite se poursuit par la préparation des fils au tissage. Il s’agit de les placer dans un ordre précis sur d’immenses rouleaux d’acier, les ensouples, qui peuvent contenir 8 000 kms de fils. C’est le travail de l’ourdisseur. Les fils sont ensuite enrobés de colle afin de les protéger durant l’épreuve du tissage.

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Puis, les rouleaux de chaîne et de trame prêts, le tissage peut alors commencer : les fils s’entrecroisent dans un ordre savant, commandés depuis le plafond… La mécanique jacquard est à l’œuvre. Chaque métier tisse environ 100 mètres par jour. Une soixantaine de métiers s’activent dans un bruit assourdissant, sous le regard vigilant des tisserands. Puis vient l’étape de la « visite », où chaque rouleau est examiné cm par cm, recto puis verso, afin d’éliminer le moindre défaut.

Rangés sur de grands charriots, les métrages partiront alors chez l’ennoblisseur. Là, ils seront lavés, rétrécis, enfin prêts pour la confection. Les métrages enduits, eux, partiront en Alsace. Pour chacune de ses collections, Le Jacquard Français tisse et confectionne près de 400 références, en lin ou en coton longues fibres peignées.

Ma visite s’achève et je quitte le vacarme des métiers avec la certitude que je ne regarderai plus jamais ma jolie nappe de la même façon. Et avec l’envie de vous faire partager mon escapade chez le Jacquard Français…

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